« Réflexions croisées » – Comment résoudre un cas de conscience ?

penseur-rodinMercredi 25 mai 2018 à 18 heures
« Réflexions croisées »
Comment résoudre un cas de conscience ?
débat animé par Suzanne Chambellan :

Le cas de conscience ressortit du domaine moral.

La conscience morale dans sa forme élémentaire nous donne la distinction entre le Bien et le Mal ; on n’accomplit pas forcément le Bien, mais on en connaît clairement la direction.

Plus raffinée, la conscience scrupuleuse ne cherche pas seulement à éviter de mal faire, mais elle est arrêtée, car elle vise un bien supérieur.

Le Bien et le Mal, le Mieux et le Moins Bien, nous sommes là dans le relatif.

Mais avec le cas de conscience – faisons appel à tous les exemples vécus, directement ou indirectement – qui exige de nous le choix entre deux directions équivalentes, on est dans l’ordre de l’absolu : en présence de 2 valeurs incommensurables.

À strictement parler, le cas de conscience est insoluble, indécidable et donc tragique, car il nous faut agir.

Aucun recours possible à des critères rationnels indiscutables.

Dans cette expérience cruciale, c’est au cas par cas que chacun va opter, seul avec sa liberté, sachant qu’il trahira forcément une de ses Valeurs.

 

La pensée positive, ouverture sur la vie?

penseur-rodinMardi 28 mars à 18 heures
« Réflexions croisées »
DÉBAT animé par Suzanne Chambellan :

Verre à moitié vide, verre à moitié plein ; entre pessimisme stérile et optimisme inconscient, où situer la pensée positive propre à guider notre vie ?

Les obstacles rencontrés :

Nos souffrances personnelles ; les dérives de notre monde, les craintes pour un avenir incertain ; l’éternelle inquiétude de notre condition humaine ; et tout simplement notre inertie.

Nos tourments, allons-nous les fuir, chercher des solutions toutes faites, « des prêts-à-penser», refuges illusoires? Mais nous perdrons notre vie intérieure, notre élan créateur.

Ou allons-nous rêver d’un monde meilleur ? Mais le rêve seul est infructueux, le temps passe et il y a urgence !

« Le vent se lève, il faut tenter de vivre. » (Paul Valéry, le cimetière marin.)

La pensée positive est pesée, évaluation, acte de liberté. Elle requiert du courage.  Le courage se perd dans l’isolement ; il se ressource dans le sentiment d’être relié :

Relié à soi-même, assumer ses échecs, prendre appui sur ses talents ; relié aux autres, fraternité, communion ; relié à son histoire, à l’histoire de l’humanité ; relié à la transcendance.

 

Comment faire face aux défis du monde actuel ?

penseur-rodinMardi 6 février à 18 heures
« Réflexions croisées » débat
animé par Suzanne Chambellan :

Comment faire face aux défis du monde actuel ?

Nous vivons à une vitesse accélérée, des bouleversements dans tous les domaines : économique – la mondialisation -, écologique – la planète -, et surtout dans les fondements de notre civilisation. Il nous faut en prendre une connaissance claire.

L’enjeu est le devenir de notre humanité, menacée de l’intérieur par la barbarie – quelles en sont les racines ? ; et propulsée par les technologies vertigineuses vers des pouvoirs surhumains, illimités – où vont-ils nous conduire ?

Face à ce constat, trois attitudes possibles :

  • Le pessimisme et la désespérance
  • L’évasion et le repli sur soi
  • La lucidité combative qui seul peut relever ces défis.

Ne pas subir, mais maîtriser, voilà qui requiert discernement et courage.

Discernement : pour séparer le bon grain de l’ivraie, pour cibler, parmi nos nouveaux pouvoirs, ceux qui sont bienfaisants et ceux qui sont mortifères.

Courage : de tenir notre technologie sous le joug en traçant les idéaux, les buts, le sens, et de redonner vie et intensité à nos valeurs spirituelles, notre seule sauvegarde.

Débat : Faut-il donner des limites à la liberté d’expression ?

penseur-rodinMercredi 15 janvier 2018 à 18 heures
« Réflexions croisées »
Faut-il donner des limites à la liberté d’expression ?
débat animé par Suzanne Chambellan :

Liberté d’expression! Nous la revendiquons haut et fort! Certes le citoyen s’exprime par la parole et l’écriture, mais il existe bien d’autres modes de communication, participation aux manifestations, signes extérieurs vestimentaires ou gestuels, etc.

Cette liberté est une conquête historique : déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 26 août 1789, mais reste lettre  morte aujourd’hui encore sous les régimes totalitaires. Ce texte confère à chacun de nous le droit d’exister comme personne inaliénable, égale aux autres. Le corollaire, c’est l’égalité.

Liberté d’expression et violence. En principe la communication par les mots, le dialogue, pourrait, devrait freiner la violence. Mais si les mots ne sont plus « polis », deviennent « sauvages  », on risque fort de passer de l’agression verbale à l’agression tout court et aux coups. D’où la nécessité d’une Réglementation. Comme toute liberté, la liberté d’expression a besoin de règles : liberté n’est pas licence. La loi de 1881 l’encadre avec précision.

Mais les limites introduites par la loi sont-elles une boussole suffisante pour donner des solutions satisfaisantes dans les situations concrètes auxquelles nous sommes confrontés maintenant? Les exemples abondent :
Par rapport aux religions en particulier, l’humour , la dérision. Sachant que le blasphème relève du droit civique, mais n’est pas un délit pénal, que penser de ceux qui réclament un droit au blasphème? De la diffusion sur internet d’images offensantes, choquantes? Prenons aussi conscience du problème que pose le cas particulier des réseaux sociaux.

Notre liberté ne se réduit pas à la seule liberté d’expression, si fondamentale soit-elle. En son absence, la liberté de pensée peut être entière.. Sartre pose ce paradoxe : « on n’a jamais été aussi libres que sous l’occupation allemande. »
Par contre, si cette liberté intérieure, si cette liberté de pensée est confisquée, par les manipulations et conditionnements (les jeunesses hitlériennes, les adeptes de Staline) et, de nos jours par les puissantes technologies qui s’emparent des jeunes cerveaux pour les radicaliser, alors, c’en est fini de toute expression libre. L’individu est dépossédé de lui-même.

« Réflexions croisées » débat animé par Suzanne Chambellan : Comment vivre la tolérance au quotidien ?

penseur-rodinMercredi 13 décembre à 18 heures
« Réflexions croisées » débat
animé par Suzanne Chambellan :

Comment vivre la tolérance au quotidien ?

Nous avons tous la conviction que la tolérance, barrage contre la violence et le fanatisme, est nécessaire au « vivre ensemble ». Toutefois, pour ne pas la confondre avec la Faiblesse, l’Indifférence, ou la Condescendance, il nous faut chercher à cerner sa vraie vertu.

Quiconque essaie de pratiquer la tolérance envers ses proches, famille, milieu professionnel etc. … rencontre des Obstacles en Lui-même. Scrutons nos expériences avec précision :

Notre Quotidien comprend plusieurs dimensions :

– Les Mille Riens de la Vie Au Jour Le Jour
– Les Tâches et Responsabilités
qui tissent la trame de notre vie Réelle
– Le Quotidien Plus Large
, face aux enjeux de Notre Société, voire de l’Humanité

Deux questions se posent, d’ordre différent :

1. Pouvons-Nous lever ces obstacles ? Jusqu’à quel point Nos Forces Physiques et Mentales vont-elles triompher ?
2. Devons-Nous tout tolérer   ̶   Problème Éthique ̶ ou poser nous-mêmes Des Limites ? Et comment les tracer ?

Deux exemples cruciaux :

– La Liberté de Conscience et La Laïcité……. La Résistance à L’Oppression
– La tolérance et le Droit

Quand un droit est octroyé, en principe la question de la tolérance ne devrait plus se poser.

Mais le seul univers des lois (si indispensables soient-elles pour l’ordre et la cohésion du groupe), est trop Rigoureux pour régir seul le « vivre ensemble », qui requiert plus d’humanité.

Au cœur de la vraie tolérance, il y a le Respect de l’autre, souverain, au-dessus de la loi, le désir de le Comprendre et de Dialoguer avec lui, l’exigence de Réciprocité et un peu de chaleur affective, la Caritas.

Présentation des écrits de l’atelier théâtre

À l’occasion de la fin de saison 2016-2017 de l’atelier d’écriture « Écrire pour le théâtre », les élèves du cours présenteront leurs écris dans le cadre d’une lecture-interprétation le dimanche 25 juin 2017 à 15h00.

Cette présentation sera suivie d’un pot de l’amitié. Venez nombreux !

L’art des icônes dans les Carpathes – Conférence par Marie-Gabrielle Leblanc – le 12 février 2014

icone-carpathes

Conférence par Marie-Gabrielle LEBLANC
Historienne de l’art, journaliste et conférencière


– Mercredi 12 février 2014 à 19h30 –

L’art des icônes dans les Carpathes

 

• Dans le cadre de l’exposition « L’ICÔNE Regard sur l’Éternité », sous le haut parrainage du Cardinal Archevêque de Paris André Vingt-Trois et de son éminence le Métropolite Emmanuel, de France (Président de l’AEOF) •

Pour en savoir plus : L’art des icônes dans les Carpathes